25.10.13     De retour au Québec, l'heure est au bilan

Jeune entrepreneure en économie sociale et diplômée en relations internationales, c’est davantage à titre d’observatrice que je fais part de mes réflexions sur la 5e Rencontre Internationale du RIPESS. Ainsi, j’invite les lecteurs à s’abreuver des témoignages des différents participants, venus de tous les horizons et tous aussi inspirants les uns que les autres.

Évidemment, résumer un épisode si riche en contenu et en échanges ne peut se faire en un simple coup de crayon. Car les rencontres du RIPESS s’apparentent à une auberge espagnole, où chacun transporte sa vision et son expérience propre de l’économie sociale solidaire.

Certes, le projet est ambitieux : bâtir un mouvement intercontinental pour l’émancipation d’un nouveau modèle économique n’est pas une mince affaire. Bien que fort légitime, le RIPESS se confronte à des défis de taille, à commencer par sa capacité à se forger une identité propre. Il lui faudra aussi définir sa vision et son champ d’action, tout en demeurant inclusif. À l’instar des grandes institutions internationales, le RIPESS doit conjuguer une diversité de réalités, rassembler une multitude d’acteurs aux intérêts parfois convergents, parfois divergents… Ne pas substituer le politique à la politique : tel est le principal challenge des organisations, quels que soient leur nature et leur enracinement territorial…  

Nul doute que le RIPESS poursuivra son chemin, déjà bien défriché par ses fondateurs. Son déploiement ne saurait toutefois se concrétiser pleinement sans la détermination, l’empathie et la résilience de ses protagonistes. Mais comme en témoigne leur énergie, la 5e Rencontre internationale ne semble être qu’un coup de théâtre parmi tant d’autres à venir…  

 

Lisa-Marie Lampron, coordonnatrice générale

 


 




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